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L’AMF vise un délai de 6 semaines pour éviter la paralysie du marché

2025-06-06 05:01:00

La Financial Conduct Authority (FCA) a annoncé sa volonté de rendre une décision dans les six semaines suivant le jugement imminent de la Cour suprême concernant la mise en place d’un schéma de réparation au niveau sectoriel pour le financement automobile. Cette initiative vise à éviter une paralysie du marché et à restaurer la confiance des consommateurs et des entreprises.

Dans une mise à jour détaillée publiée récemment, le régulateur a souligné l’importance de son engagement actif auprès des parties prenantes, afin d’agir rapidement après le verdict attendu en juillet. Le schéma envisagé devrait répondre aux préjudices causés par les commissions discrétionnaires historiques (DCA), qui permettaient aux concessionnaires d’augmenter les taux d’intérêt en échange de commissions plus élevées — une pratique prohibée depuis 2021.

Un délai de six semaines pour des décisions critiques

Le choix de la FCA de limiter à six semaines son délai décisionnel — nettement plus court que les périodes de consultation habituelles — témoigne de l’ampleur des perturbations que l’incertitude a déjà engendrées sur un marché du financement automobile de 40 milliards de livres sterling. En effet, plus de deux millions de véhicules neufs et d’occasion sont financés chaque année au Royaume-Uni, et l’ambiguïté persistante autour des obligations potentielles de réparation exerce une pression considérable sur les prêteurs, les concessionnaires et la confiance des consommateurs.

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Engagement du régulateur pour une action rapide

« Nous faisons tout pour nous préparer afin d’agir rapidement une fois la décision de la Cour suprême rendue », a déclaré la FCA. « Notre objectif est d’apporter une clarté accrue aux consommateurs, aux entreprises et aux investisseurs affectés, et d’éviter des outcomes désordonnés ou inefficients. »

En octobre 2024, la Cour d’appel a jugé que les commissions versées aux courtiers, qu’elles soient fixes ou discrétionnaires, étaient illégales si elles n’étaient pas suffisamment divulguées aux consommateurs. Ce jugement a élargi de manière significative le champ des préjudices potentiels pour les consommateurs et a entraîné une hausse des plaintes, incitant la FCA à prolonger la date limite de réponse pour les entreprises jusqu’en décembre 2025.

Analyse des options et conception du schéma de réparation

Bien que la FCA ait rappelé que les conditions légales nécessaires pour lancer un schéma de réparation restent élevées, elle envisage sérieusement cette option. La décision finale dépendra de la confirmation par la Cour que les consommateurs ont vraisemblablement subi des pertes justifiant une réparation légale et si une approche de réparation collective serait plus efficace que de laisser les réclamations se régler au cas par cas via les tribunaux ou les services de médiation.

Des discussions préliminaires avec les parties prenantes sont déjà en cours, et la FCA évalue des choix clés concernant la structure, comme la possibilité d’un schéma sur une base opt-in ou opt-out, la méthode de calcul de la réparation et les moyens de garantir un traitement efficace des demandes sans déséquilibrer le marché.

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Mise en garde contre les entreprises de gestion de réclamations

Le régulateur a également mis en garde les consommateurs contre une précipitation vers les entreprises de gestion de réclamations (CMC) ou les cabinets d’avocats, signalant que ces services peuvent s’avérer superflus et coûteux, avec des frais pouvant atteindre 30 % pouvant réduire toute compensation.

« Tout schéma de réparation doit trouver un équilibre », a précisé la FCA. « Il doit être juste pour les consommateurs lésés tout en garantissant le bon fonctionnement du marché du financement automobile. L’effondrement des entreprises pourrait réduire la concurrence et augmenter les coûts d’emprunt. »

Consultation à prévoir et implications pour le marché

La FCA prévoit de publier une consultation formelle, comprenant des règles préliminaires et une analyse coûts-bénéfices, si elle décide d’aller de l’avant à la suite de la décision de la cour. Les règles finales devraient être établies en 2026 si un schéma de réparation voit le jour.

En attendant, le régulateur encourage les entreprises, les consommateurs et les organisations professionnelles à contribuer aux principes et à la portée potentielle du schéma afin de garantir qu’un futur processus de réparation soit proportionné, efficace et fondé sur des données probantes.

George Holmes, expert en finance d’entreprise et directeur général d’Aurora Capital, a déclaré : « Les déclarations de la FCA apportent un certain réconfort en indiquant qu’un schéma de réparation ne sera pas précipité, mais pour les petits prêteurs et courtiers, l’incertitude commence déjà à faire des ravages. Bien que le régulateur cherche à équilibrer équité et proportionnalité, les petites entreprises risquent de connaître des mois de vacarme, avec d’importantes conséquences opérationnelles et financières. »

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