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Alerte rouge d’Interpol lancée contre l’ancien ministre des Finances du Ghana | Actualités sur la corruption

2025-06-06 16:49:00

Ken Ofori-Atta : une notification rouge lancée par Interpol

Suspicion de corruption au sein du gouvernement ghanéen

L’ex-ministre des Finances du Ghana, Ken Ofori-Atta, est désormais sous le radar d’Interpol, qui a émis un avis de recherche au niveau international. Ce développement fait suite à des allégations dignes d’intérêt concernant des abus de fonction à des fins personnelles. Ofori-Atta se retrouve ainsi dans une situation délicate, accentuée par des accusations sévères de corruption qui entourent plusieurs contrats gouvernementaux.

Enquête sur des projets controversés

L’ancien ministre fait l’objet d’une enquête extensive, impliquant des contrats de grande envergure dans le secteur des hydrocarbures, de l’approvisionnement en électricité, ainsi que de l’acquisition d’ambulances. En outre, un projet de cathédrale nationale, dont le coût s’élève à plusieurs millions de dollars, est particulièrement scruté. Ce projet, qui a déjà englouti une part significative des fonds publics, ne montre pour l’instant que peu de progrès, se limitant à un simple trou dans le sol.

Refus de se présenter à la justice

L’Office du Procureur spécial (OSP) a récemment déclaré Ofori-Atta comme une personne recherchée, après son absence lors d’une convocation pour une série d’interrogatoires prévus. Bien que ses avocats aient demandé une session virtuelle en invoquant des raisons médicales, l’OSP a maintenu sa position, exigeant que l’ex-ministre soit présent en personne pour l’audition.

Localisation incertaine et asile possible

Actuellement, l’emplacement d’Ofori-Atta reste flou, avec des rapports suggérant qu’il pourrait être à l’étranger pour des raisons médicales. La notification rouge d’Interpol dresse une liste de pays où il pourrait potentiellement se trouver, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud, le Guyana, Hong Kong et les Îles Caïmans.

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Réactions des avocats et du public

Frank Davies, un membre de l’équipe juridique d’Ofori-Atta, a fait savoir que des dossiers médicaux avaient été présentés aux autorités, mais que ces informations avaient été ignorées par l’OCP. Ses avocats critiquent l’indifférence apparente du procureur spécial, qui aurait dû tenir compte des circonstances médicales de leur client.

Contexte politique et installé par la nouvelle administration

Ce cas s’inscrit dans un contexte politique où la nouvelle administration du président John Mahama s’efforce de tenir responsables les anciens responsables du gouvernement pour des détournements de fonds. En ce moment, le procureur général prépare 33 affaires de corruption et d’infractions connexes contre plusieurs anciens membres du gouvernement.

Un mandat de recherche international dans un climat de méfiance

Avec un mandat d’Interpol en cours, la pression s’accroît sur Ken Ofori-Atta, un ancien pilier du gouvernement de Nana Akufo-Addo, qui avait occupé le poste de ministre des Finances pendant sept ans. Ce tournant remet en question la transparence des opérations gouvernementales passées et soulève des préoccupations quant à l’intégrité des contrats dans le pays.