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Cinq nations et l’UE exhortent Trump à ne pas imposer de nouveaux tarifs sur les avions

2025-06-11 02:56:00

Appels à la modération tarifaire dans l’industrie aéronautique

Cinq pays, accompagnés de l’Union européenne, ainsi que des compagnies aériennes et des entreprises du secteur aéronautique à l’échelle mondiale, ont convergé pour demander à l’administration Trump de renoncer à l’instauration de nouveaux tarifs douaniers sur les avions commerciaux et leurs pièces. Cette initiative a été révélée à travers des documents publiés récemment.

Retour à l’accord de 1979 ?

Les compagnies aériennes et les fabricants d’avions exercent des pressions sur le président Donald Trump pour qu’il rétablisse le régime d’exonération tarifaire issu de l’Accord sur les aéronefs civils de 1979. Ce cadre a généré un excédent commercial annuel de 75 milliards de dollars pour l’industrie américaine.

Boeing et les accords commerciaux

Boeing, le géant américain de l’aviation, a cité un accord commercial annoncé en mai dernier avec le Royaume-Uni, garantissant un traitement sans droits de douane pour les avions et leurs pièces. Dans un document soumis au Department of Commerce, la société a souligné l’importance d’établir des mécanismes similaires dans toute négociation commerciale future.

Inquiétudes des acteurs du secteur

Les documents rendus publics ont mis en lumière les préoccupations partagées par de nombreuses nations, dont le Canada, la Chine, le Japon, le Mexique et la Suisse, quant à l’impact potentiel de nouveaux tarifs. Ces craintes s’accompagnent de chiffres concrets : le Mexique a exporté 1,45 milliard de dollars de pièces d’avion aux États-Unis en 2024, représentant seulement dix pour cent du total des échanges.

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Investigations sur la sécurité nationale

Début mai, le Department of Commerce a ouvert une enquête de sécurité nationale, appelée “Section 232”, sur les importations d’avions commerciaux, de moteurs à réaction et de pièces. Cette investigation pourrait servir de base pour augmenter encore les droits de douane sur ces produits.

Réactions internationales

La Chine a exprimé son désaccord en affirmant qu’aucun pays ne devrait favoriser son industrie aéronautique locale en entravant la concurrence étrangère. De son côté, l’Union européenne a plaidé pour un renforcement des échanges commerciaux avec les États-Unis en matière d’aéronefs, au lieu de les restreindre par de nouvelles barrières tarifaires.

L’impact des tarifs sur l’industrie

Des compagnies comme Delta Air Lines, ainsi que plusieurs organisations commerciales, ont mis en garde contre les effets désastreux des tarifs sur les prix des billets, la sécurité aérienne et les chaînes d’approvisionnement. Robin Hayes, PDG d’Airbus Americas, a souligné que les taxes actuelles mettent en péril la production d’avions aux États-Unis.

Soutien et opposition parmi les acteurs du secteur

Airbus a affirmé que créer une chaîne d’approvisionnement entièrement nationale dans ce secteur est irréaliste. En parallèle, le syndicat United Auto Workers, représentant 10 000 travailleurs du secteur aéronautique, a exprimé son soutien à l’instauration de tarifs et de quotas de production pour protéger l’emploi dans ce domaine. Toutefois, JetBlue Airways a contredit cette position, faisant valoir que la politique commerciale devrait préserver les systèmes éprouvés garantissant la sécurité et l’accessibilité des vols.

Investissement dans la production nationale

Boeing a également indiqué qu’au cours de la dernière décennie, l’entreprise a accru le contenu national de ses avions. Pour ses modèles récents, tels que le 737 MAX 10 et le 777X, plus de 88 % des matériaux proviennent des États-Unis. Ce mouvement a été perçu comme un effort pour renforcer l’industrie aéronautique locale tout en naviguant dans un paysage commercial incertain.

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