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ArcelorMittal Afrique du Sud cherche un financement pour retarder la fermeture de son activité de acier long.

2025-03-20 10:06:00

Négociations pour Sauver les Opérations de Métallurgie Longue

ArcelorMittal South Africa est actuellement en pourparlers avec le gouvernement ainsi que d’autres parties prenantes pour obtenir un soutien financier, visant à retarder la fermeture prévue de sa division de produits longs en acier. Cette initiative fait suite à des difficultés persistantes et à une demande du marché peu dynamique, qui ont conduit l’entreprise à envisager l’arrêt de ses opérations.

Contextualisation de la Fermeture Projetée

En février, la société avait annoncé son intention de mettre fin à sa production d’acier long, qui comprend des produits comme des clôtures, des rails, des barres et des tiges, d’ici le mois d’avril. Cette décision a été fortement influencée par des discussions infructueuses avec les autorités gouvernementales, laissant entrevoir des conséquences dévastatrices pour environ 3 500 employés ainsi que pour divers secteurs économiques qui dépendent de ces fournitures. Une réduction de l’activité est considérée comme inévitable vu la faible demande et les problèmes d’infrastructure qui affectent les opérations de la société.

Impact Financier d’un Arrêt des Activités

Les rapports financiers d’ArcelorMittal démontrent une détérioration significative de sa filiale de produits longs, avec une perte opérationnelle qui a doublé pour atteindre 1,1 milliard de rands en 2024, et une perte nette affichée de 5,1 milliards de rands pour l’année se terminant au 31 décembre. Ces chiffres soulignent l’urgence de la situation et le besoin vital de soutien afin de prolonger les opérations tout en cherchant des solutions à long terme.

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Les Efforts de Dialogue pour Obtenir un Financement

La direction d’ArcelorMittal South Africa engage activement des discussions d’engagement avec le gouvernement en vue d’obtenir des financements et des conclusions connexes qui pourraient permettre de retarder la fermeture de cette division. Toutefois, l’entreprise avertit que sans un accord concret sur ces financements, il sera impossible de suspendre le processus de fermeture, qui continue d’être géré tout en tenant compte des discussions en cours.

Propositions de Soutien du Gouvernement

Le gouvernement sud-africain a proposé une aide initiale d’environ 500 millions de rands, destinée à couvrir les salaires des travailleurs du secteur de l’acier pendant une durée de six à huit mois. Cette subvention est perçue comme un élément crucial pour combattre les conséquences sociales de la fermeture potentielle, qui aurait un impact direct sur la vie des employés concernés.

Discussions sur le Financement Additionnel

Parallellement, des négociations sont en cours avec la Industrial Development Corporation (IDC), qui pourrait envisager d’augmenter son investissement dans ArcelorMittal South Africa, actuellement fixé à 8,2%. Le maintien de la production est d’une importance capitale pour la stratégie du gouvernement, qui vise à revitaliser l’économie via des projets d’infrastructure, mais aussi pour les secteurs automobile et minier, importants pour les recettes en devises.

Stratégies pour Préserver la Production

Pour prolonger la durée d’opération de ses installations, ArcelorMittal South Africa rechercherait un financement d’environ 3 milliards de rands, afin de maintenir les usines opérationnelles pendant encore un an tout en construisant des stocks pour des fabricants automobiles, dont Volkswagen et Isuzu Motors. Ce soutien financier est crucial pour assurer une continuité dans la fourniture de matières premières aux secteurs clés.

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Demandes de Réformes Structurelles

Outre le soutien financier, ArcelorMittal a soumis des requêtes pour la suppression d’une taxe d’exportation sur les métaux de rebut, ainsi que l’application de droits d’importation. De plus, elle milite pour une réduction des coûts d’électricité et de fret ferroviaire, facteurs considérés comme essentiels pour améliorer la viabilité de ses opérations. Ces mesures pourraient faciliter la stabilisation de l’activité et contribuer à redresser l’entreprise face aux défis structurels rencontrés dans le secteur.