2025-04-18 14:20:00
Peines de prison sévères pour les opérateurs d’un système crypto frauduleux au Brésil
Un tribunal fédéral brésilien a prononcé des peines de prison totalisant 171 ans contre trois individus impliqués dans l’une des arnaques à la cryptomonnaie les plus notables du pays, le système Braiscompany. Cette décision marque un tournant dans la lutte contre la fraude financière au Brésil, illustrant la volonté des autorités de punir les responsables d’activités criminelles dans le secteur des crypto-monnaies.
Les peines prononcées
Joel Ferreira de Souza, considéré comme le principal dirigeant de Braiscompany, a reçu une condamnation de 128 ans, 5 mois et 28 jours d’emprisonnement pour avoir orchestré une série d’opérations financières illégales. Il a été reconnu coupable de 11 chefs d’accusation de blanchiment d’argent, ayant abusé de sociétés sous-facades et de transactions de cryptomonnaies non régulées tout en promettant des rendements élevés à ses investisseurs.
De son côté, Gesana Rayane Silva, qui agissait en tant que courtière pour la société, a écopé d’une peine de 27 ans pour son rôle dans le transport de fonds et la facilitation d’opérations financières illicites. Victor Augusto Veronez de Souza, le fils de Joel, a été condamné à 15 ans de prison pour sa participation dans des sociétés impliquées dans le blanchiment de fonds.
Une opération massive de fraude
L’affaire a été examinée par le juge fédéral Vinicius Costa Vidor, qui a établi que les trois condamnés avaient pris part à une opération financière organisée ayant permis de collecter plus de 1,11 milliard de réal brésiliens, soit environ 220 millions de dollars, auprès de près de 20 000 investisseurs. Le tribunal a qualifié Braiscompany de système financier parallèle, créé pour dissimuler les origines des fonds des investisseurs.
Des acquittements et des saisies de fonds
Deux autres personnes impliquées dans le dossier ont été acquittées, faute de preuves suffisantes. En parallèle, des actifs d’une valeur de 36 millions de réal brésiliens, saisis lors de l’enquête, ont été ordonnés pour être transférés au gouvernement brésilien, renforçant ainsi les efforts des autorités pour récupérer des fonds dans le cadre de ce système frauduleux.
Précédents judiciaires
Cette décision judiciaire survient un an après l’extradition d’Antonio Inacio da Silva Neto, propriétaire de Braiscompany, et de sa partenaire Fabricia Farias Campos en provenance d’Argentine. Ensemble, ils avaient été condamnés à une peine totale de 150 ans de prison pour leurs rôles actifs dans cette fraude magnanime.
