2025-06-26 19:23:00
Le 24 juin 2025, un blogueur se faisant appeler Pledditor a provoqué des réactions sur X en affirmant que le Bitcoin aurait atteint 1 000 000 $ durant ce cycle, mais que cette valorisation n’avait pas été réalisée par de simples investisseurs, mais plutôt par un groupe privilégié. Pledditor propose d’approfondir cette analyse en examinant comment certains pionniers du Bitcoin, possédant d’importantes quantités de cette cryptomonnaie, pourraient tirer profit de cette situation. Quelle est donc la portée de cette idée?
Analyse de la thèse de Pledditor
Pledditor a développé son idée dans une série de tweets, où il suggère que les “Bitcoin OGs” – des figures emblématiques comme David Bailey et Adam Back – pourraient en réalité tirer profit de leurs avoirs en Bitcoin grâce à une mécanisme financier similaire à un SPAC (société d’acquisition à vocation spécifique). Il avance que ces vétérans du Bitcoin pourraient “sécuriser” leurs avoirs en lançant des entreprises innovantes sur le marché, attirant ainsi l’attention des investisseurs.
Cette démarche impliquerait de créer une société de type “trésorerie”, en hypant les actions de cette société via les réseaux sociaux pour inciter les investisseurs à acquérir des parts. En vendant des actions, tout en maintenant une part de contrôle grâce à des actions privilégiées, ils parviendraient en fait à voir leurs bitcoins valorisés à 1 000 000 $, tout en continuant à en posséder une partie.
Comparaison entre trésoreries et SPACs
Pledditor établit une analogie entre les entreprises de trésorerie Bitcoin et les SPACs, qui sont souvent décrites comme des véhicules de capital à risque. Les SPACs doivent leur popularité à la promesse d’entrer rapidement sur les marchés boursiers sans les exigences habituelles de transparence et de divulgation. Cependant, cette structure a souvent engendré des pertes pour les investisseurs de détail, ce qui amène à se questionner sur la viabilité et l’intégrité de ces entreprises traitant du Bitcoin.
La nature spéculative des SPACs est également reconnue : elles ne produisent rien de tangible et leur réussite dépend davantage de la narration et du management que de la création de valeur réelle. La similitude avec les entreprises de trésorerie Bitcoin soulève des inquiétudes quant à leur impact réel sur le marché.
Les risques associés aux trésoreries Bitcoin
Les nouvelles entreprises de trésorerie Bitcoin, selon des experts comme Fakhul Miah de Go Mining Institutional, n’ont pas encore mis en place les garanties nécessaires pour éviter des liquidations en cas de chute des prix. Avec un Bitcoin en dessous de 90 000 $, les conséquences pourraient s’étendre à des trésoreries d’une taille plus grande, entraînant une déstabilisation au sein de l’écosystème Bitcoin.
L’enjeu de l’adoption du Bitcoin
Un certain nombre d’entrepreneurs du Bitcoin, comme Michael Saylor, continuent de promouvoir l’adoption de cette cryptomonnaie tout en offrant des produits financiers qui ne permettent pas un accès direct à Bitcoin. Des critiques pointent cette incohérence, soulignant que Saylor, en vendant des actions de sa société MSTR, détourne réellement l’attention de l’acquisition directe de Bitcoin par les investisseurs.
Les entreprises de trésorerie à haut mNAV
Bien que la majorité des trésoreries ne dépassent pas un mNAV de 3, certaines entreprises comme GameStop et Nakamoto se distinguent par un mNAV supérieur à 10. Ces entreprises s’efforcent de capter l’attention des investisseurs tout en naviguant dans un paysage financier complexe où la valorisation et les réelles réserves de Bitcoin jouent un rôle crucial.
Le post de Pledditor semble également cibler des figures spécifiques de l’industrie, notamment David Bailey et son entreprise Nakamoto. Alors que ces critiques se multiplient à l’encontre des trésoreries Bitcoin, la vérité concernant leur impact sur le marché et leur durabilité reste à vérifier.
