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La crypto-monnaie exhorte le Congrès à modifier la règle du DOJ utilisée contre les développeurs de Tornado Cash.

2025-03-27 04:11:00
Une coalition d’entreprises du secteur des cryptomonnaies demande des changements législatifs concernant l’interprétation actuelle des lois par le Département de la Justice (DOJ) des États-Unis, qui a conduit à des accusations contre les développeurs de Tornado Cash.

### Interpellation du Congrès face à une interprétation intimidante

Une lettre signée par 34 entreprises et organisations de défense liées aux cryptomonnaies a été adressée aux comités bancaires et judiciaires du Sénat et de la Chambre des représentants, en réponse à ce qu’ils qualifient d’interprétation « sans précédent et excessivement expansive » des lois sur la transmission de fonds. Cette interprétation va à l’encontre du consensus dans le secteur, suggérant que pratiquement n’importe quel développeur travaillant sur la blockchain pourrait être considéré comme un criminel.

### Conséquences néfastes pour l’innovation

Le document, orchestré par le DeFi Education Fund, inclut des signatures de firmes prestigieuses telles que Kraken et Coinbase. Il met en lumière une inquiétude croissante : l’interprétation du DOJ crée une confusion considérable, nuit à la clarté juridique et met en péril le développement de logiciels aux États-Unis dans l’industrie des actifs numériques.

### Arrière-plan des accusations

Le DOJ a présenté cette nouvelle approche en août 2023, en démarrant des poursuites pénales contre Roman Storm et Roman Semenov, les créateurs de Tornado Cash, les accusant de blanchiment d’argent. Alors que Storm est sous caution et a plaidé non coupable, Semenov, de nationalité russe, demeure introuvable.

### Un cadre législatif en débat

Les entreprises de cryptomonnaie soulignent que deux sections du Code des États-Unis définissent le cadre d’une entreprise de transmission d’argent : la section 5330 (Titre 31) qui stipule qui doit être agréé, et la section 1960 (Titre 18) qui criminalise l’exploitation d’une entreprise non agréée. Elles se réfèrent à des directives de 2019 émises par le réseau de lutte contre les crimes financiers du Trésor (FinCEN), qui stipulent qu’un développeur de logiciels n’est pas engagé dans une transmission d’argent s’il n’a jamais accès aux fonds des clients.

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### Discrepance entre les agences gouvernementales

La lettre soulève des préoccupations concernant l’interprétation du DOJ, affirmant qu’elle ne tient pas compte des directives de FinCEN. Cette situation a engendré des interprétations contradictoires sur la notion de « transmission d’argent » entre deux agences gouvernementales, créant une position floue qui désavantage les participants et les innovateurs respectueux des lois.

### Risques pour les développeurs de logiciels non-custodiaux

Les signataires avertissent que si cette interprétation n’est pas revue, les développeurs de logiciels non-custodiaux pourraient se retrouver exposés à des poursuites criminelles. Un climat de peur pourrait alors inhiber la création et l’innovation technologique aux États-Unis, poussant potentiellement des talents vers d’autres blocs géographiques plus accueillants pour cette industrie.

### Actions en justice pour protéger les développeurs

Dans une démarche similaire, en janvier dernier, Michael Lewellen, membre du groupe de défense Coin Center, a intenté une action en justice contre le procureur général Merrick Garland. Son objectif est de faire reconnaître la légalité de son logiciel non-custodial et d’empêcher le DOJ d’utiliser des lois sur la transmission d’argent pour le poursuivre, arguant que les récents efforts du DOJ dépassent le cadre constitutionnel.