2025-06-09 17:05:00
Un groupe de huit entreprises de cryptomonnaies basées aux États-Unis exprime son soutien pour une réglementation claire des blockchains par le biais de la loi CLARITY.
Récemment, huit organisations majeures en matière de politique cryptographique ont clairement exprimé leur soutien à la proposition d’intégrer le Blockchain Regulatory Certainty Act (BRCA) dans la version mise à jour du CLARITY Act des États-Unis, qui vise à établir une structure pour le marché des actifs numériques.
Ce soutien témoigne d’un développement d’un consensus au sein de l’industrie blockchain, visant à établir des distinctions réglementaires claires entre les institutions financières qui contrôlent les fonds des clients et les développeurs de logiciels non-custodiaux.
Dans un communiqué commun publié le 5 juin, des entités telles que Coin Center, le DeFi Education Fund, le Solana Policy Institute, Uniswap Labs, Jump, Paradigm et d’autres ont exprimé leur approbation des dispositions de la BRCA.
Exemptions pour les non-custodiaux
Ces entreprises soutiennent que les développeurs de technologies blockchain non-custodiales, orientées peer-to-peer, ne devraient pas être classés comme des transmetteurs de fonds selon les réglementations financières actuelles, car ils n’interfèrent ni ne contrôlent les fonds des utilisateurs.
La BRCA, re-introduite par les représentants Tom Emmer et Ritchie Torres, s’appuie sur un avis de 2019 émis par le Financial Crimes Enforcement Network. Ce dernier a précisé que les développeurs qui se contentent d’écrire du code ou de fournir une infrastructure, sans accéder aux fonds des utilisateurs, ne doivent pas être soumis aux lois de transmission de fonds.
En intégrant cette logique dans la loi, le CLARITY Act mis à jour vise à dissiper l’ambiguïté juridique persistante que beaucoup de développeurs considèrent comme un frein à l’innovation.
Les partisans de la BRCA affirment que cette clarté légale est essentielle pour encourager l’innovation dans les systèmes de finance décentralisée et autres systèmes basés sur la blockchain, tout en permettant aux régulateurs de superviser les entités custodiales qui gèrent les actifs des utilisateurs.
La version mise à jour du projet de loi est perçue comme un équilibre délicat, favorisant le développement domestique de la blockchain sans compromettre les protections pour les consommateurs.
Le communiqué commun a également exprimé des remerciements à ceux qui ont contribué à l’élaboration et à l’avancement de cette législation, y compris les présidents French Hill et Bryan Steil, le Major Whip Tom Emmer et le représentant Ritchie Torres.
