2025-06-20 20:29:00
Avec un record de 35 millions d’Ether désormais stakés, la liquidité se resserre alors que les investisseurs privilégient les rendements passifs aux échanges à court terme. Des entreprises comme SharpLink sont à l’origine de cette tendance.
Une hausse historique des ETH stakés
D’après les données fournies par Dune Analytics, la quantité totale d’Ether stakés a franchi le cap des 35 millions de tokens cette semaine, établissant ainsi un nouveau record pour le réseau Ethereum basé sur le mécanisme de proof-of-stake. Ce montant représente plus de 28 % de l’offre totale en circulation de la crypto-monnaie, qui dépasse les 120 millions de tokens.
Une liquidité en forte diminution
Avec un pourcentage significatif d’Ether verrouillé dans des contrats de staking, les échanges de tokens sur le marché commencent à manquer de liquidités. Cette situation est susceptible de s’aggraver, compte tenu de l’intérêt croissant d’entreprises publiques et d’institutions pour conserver l’actif plutôt que de le trader activement.
Qui participe à la limitation de l’approvisionnement en ETH ?
Le staking d’Ethereum a connu une croissance continue depuis que le réseau a migré vers le proof-of-stake fin 2022. Cependant, les derniers mois ont observé une accélération de ce phénomène. Un rapport du 18 juin par CryptoQuant indique qu’au cours de la première moitié de juin, plus de 500 000 ETH ont été stakés, propulsant le total au-delà de 35 millions.
Les acteurs majeurs du staking
Selon les mêmes données, Lido, le premier protocole de staking liquide, détient actuellement 8,75 millions d’ETH, soit environ un quart de tous les tokens stakés. Les échanges centralisés, tels que Coinbase et Binance, suivent derrière, validant collectivement environ 15 % du réseau.
La révolution sur les bilans d’entreprise
Un changement notable se produit en dehors des échanges, où les bilans d’entreprises commencent à fonctionner comme des réservoirs d’Ether. Ces sociétés considèrent de plus en plus l’Ether non seulement comme un investissement technologique, mais aussi comme un actif de trésorerie à long terme.
Un exemple significatif : SharpLink Gaming
Comme rapporté, la société cotée au Nasdaq, SharpLink Gaming, a acquis pour 463 millions de dollars d’Ether le 13 juin, devenant ainsi le deuxième plus grand détenteur connu après la Fondation Ethereum. L’entreprise a également annoncé qu’elle avait staké plus de 95 % de ses avoirs pour générer des rendements tout en contribuant à la sécurité du réseau Ethereum.
Une logique d’investissement institutionnel
Pour des entreprises telles que SharpLink, la décision d’acheter et de staker des ETH repose sur des considérations structurelles. Le token offre un rendement d’environ 3 % sur le staking, et les directives émises par la SEC en mai 2024 ont essentiellement ouvert la voie à la participation institutionnelle en précisant que le staking au niveau du protocole ne relève pas de la réglementation sur les titres.
