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Ministre de la Justice tchèque démissionne suite à un scandale de don de 45 millions de dollars en Bitcoin

2025-06-01 11:26:00

Démission du ministre de la Justice tchèque suite à une affaire de dons en Bitcoin

Le ministre de la Justice en République tchèque, Pavel Blazek, a récemment démissionné en raison d’un scandale impliquant la vente de Bitcoin d’une valeur de près de 45 millions de dollars, initialement donnés par un trafiquant de drogue reconnu coupable. Cette décision a provoqué un important émoi médiatique et politique.

Vente controversée des Bitcoin

Le 28 mai dernier, le ministère de la Justice annonçait avoir vendu environ 500 Bitcoin pour un montant proche de 1 milliard de couronnes tchèques (environ 45 millions de dollars). Les fonds récoltés étaient destinés à des initiatives telles que la numérisation du système judiciaire, la lutte contre la consommation de drogue dans les prisons, et l’amélioration des conditions de vie du personnel pénitentiaire. Ce qui aurait dû être une nouvelle positive a, cependant, rapidement pris une tournure négative.

Origines douteuses des fonds

L’enquête menée par le journal tchèque Denik N a révélé que le Bitcoin en question provenait de Tomas Jirikovsky, un criminel notoire derrière Sheep Marketplace, une plateforme du dark web célèbre pour le commerce de biens illégaux. Cette révélation a soulevé des questions sur le manque de diligence du ministre quant à l’origine des fonds.

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Acceptation d’un don problématique

En mars, l’avocat de Jirikovsky avait proposé au ministère un don d’un tiers de ses Bitcoin – une offre que Blazek a acceptée sans mener d’enquête approfondie. Ce dernier a exprimé, lors d’une conférence de presse, qu’il n’avait aucun moyen de vérifier l’historique du Bitcoin et a suggéré que ce don était un acte de « repentance » de la part de Jirikovsky.

Réactions du public et enquête policière

La décision de Blazek a provoqué une forte indignation publique, avec des critiques de leaders d’opposition qualifiant la situation d’« énorme scandale ». Face à la pression croissante, la police a ouvert une enquête pour examiner de plus près l’origine de ces fonds.

Contexte judiciaire de Jirikovsky

Tomas Jirikovsky a été condamné en 2017 pour des infractions telles que l’escroquerie, le trafic de drogue et des violations des lois sur les armes. Libéré en 2021, il s’est ensuite battu pour récupérer 1 500 Bitcoin qui avaient été saisis lors de son arrestation. Bien que les autorités tchèques aient suspecté que ces fonds étaient liés à Nucleus, un autre marché du dark web, Jirikovsky a persisté à affirmer qu’il avait acquis son Bitcoin légalement.

Démission de Blazek sous la pression

Face à une pression politique de plus en plus forte et à l’approche d’élections législatives, le Premier ministre Petr Fiala a cherché à se distancier de Blazek, un ancien allié. Blazek a finalement annoncé sa démission le 30 mai, déclarant qu’il n’était au courant d’aucune action illégale, mais qu’il souhaitait éviter d’entacher la réputation de son gouvernement.

Legislative sur les cryptomonnaies

Le 6 février, le président tchèque, Petr Pavel, avait signé une législation sur les cryptomonnaies, apportant une clarté réglementaire en matière d’actifs numériques en accord avec les lois de l’Union européenne. Cette initiative vise à simplifier les règles fiscales concernant les cryptomonnaies et à favoriser l’innovation dans ce secteur en pleine expansion.

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