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La forte baisse du marché boursier pourrait déjà avoir intégré une récession “superficielle”

2025-03-12 09:17:00

L’indice S&P 500, qui a récemment atteint un sommet record, se trouve désormais à presque 10 % de ce niveau élevé. Cette chute est largement attribuée aux inquiétudes des investisseurs concernant un ralentissement économique imminent, entraînant un jeté massif de valeurs boursières.

Pour les investisseurs, deux interrogations majeures émergent : que résulte-t-il de cette tendance baissière et est-il possible que la baisse actuelle ait atteint un point bas?

Nicole Inui, responsable de la stratégie actions pour les Amériques chez HSBC, a déclaré dans une récente note que la baisse de l’indice S&P, qui atteint près de 9 % depuis ses sommets, suggère déjà que le marché anticipe un scénario de récession peu profond.

Elle ajoute qu’en tenant compte des données historiques sur les récessions, où les ventes avaient en moyenne chuté de 11 à 12 %, il est raisonnable de penser que l’on pourrait bientôt toucher le fond.

À la clôture de mardi, l’indice S&P 500 affichait une baisse de 9,3 % par rapport à son plus haut historique de 6 144 points atteint le 19 février dernier.

Les premières données économiques de 2025 révèlent des chiffres inférieurs aux attentes, ce qui a conduit de nombreux économistes à abaisser leurs prévisions de croissance pour l’année en cours, soulignant les impacts négatifs des décisions politiques récentes.

Les craintes dominantes sur le marché proviennent des politiques économiques de l’administration Trump, notamment les mesures tarifaires, les réductions d’emplois dans le secteur public, et des politiques migratoires strictes, qui pourraient freiner la croissance. Néanmoins, rares sont les économistes à prédire une récession pour l’économie américaine dans un avenir proche.

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Si les prévisions d’évitement d’une récession se réalisent, cette vente des actions, intégrant la possibilité d’une “récession peu profonde”, pourrait finalement représenter une opportunité d’achat intéressante pour les investisseurs.

Inui considère que le secteur technologique, après un net recul des valorisations au cours du dernier mois, pourrait offrir de bonnes perspectives, tout comme le secteur financier, qui a démontré une résilience face aux nouvelles politiques tarifaires.

Cependant, plusieurs stratèges ont noté qu’un schéma traditionnel de réponse aux récessions pourrait ne pas être efficace dans le contexte actuel, où les incertitudes sont grandes.

Jack Manley, stratège de marché mondial chez JPMorgan Asset Management, reconnaît la complexité d’évaluer comment les tarifs pourraient influencer l’économie américaine. Il souligne également que les réactions de pays comme le Canada face à de telles politiques compliquent encore davantage les prévisions.

Le flux constant d’informations tarifaires se révèle donc imprévisible. Par exemple, mardi, les marchés ont chuté suite à l’annonce par Trump de doublers certains tarifs sur le Canada, avant de récupérer certaines pertes après des petits commentaires du président sur une éventuelle réduction de ces mêmes tarifs.

L’incertitude persiste, car les entreprises, face aux changements de politiques tarifaires, manquent de visibilité tant sur la situation macroéconomique que sur leurs propres perspectives de croissance, rendant le paysage économique difficile à naviguer.