2025-06-27 20:30:00
Résultats positifs des tests de résistance des grandes banques américaines
Les derniers tests de résistance menés par la Réserve fédérale révèlent que les plus grandes banques des États-Unis sont en mesure de faire face à une récession sévère tout en conservant un niveau de capital suffisant pour absorber des pertes significatives. Cette évaluation concerne cette année un ensemble de 22 banques, chacun possédant des actifs supérieurs à 100 milliards de dollars, incluant des institutions emblématiques telles que JPMorgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs et Morgan Stanley.
Stabilité et résilience des grandes banques
Michelle Bowman, vice-présidente de la supervision à la Réserve fédérale, a souligné que “les grandes banques restent bien capitalisées et résilientes face à une série de scénarios défavorables.” Cela se traduit par la capacité des 22 établissements à maintenir des niveaux de capital supérieurs aux exigences minimales lors d’un scénario extrême où le produit intérieur brut (PIB) s’effondrerait de près de 8 %, le taux de chômage atteindrait 10 %, les prix de l’immobilier chuterait de 33 %, et les marchés boursiers perdraient 50 % de leur valeur.
Les chiffres clés des tests de stress
Tous les établissements évalués ont montré que leur ratio de capital de base, un indicateur clé de solidité financière, est resté à 11,6 %, largement au-dessus du minimum requis de 4,5 %. En outre, les pertes cumulées durant cet exercice de simulation ont dépassé 550 milliards de dollars, comprenant 148 milliards de dollars liés aux cartes de crédit, 124 milliards de dollars provenant des prêts aux entreprises, et 52 milliards de dollars liés à l’immobilier commercial.
Implications pour la politique financière
Les résultats solides de ces tests peuvent renforcer l’argumentation de l’administration Trump en faveur d’un assouplissement des réglementations financières, dans le cadre d’une politique deregulatoire visant à stimuler les prêts et à favoriser la croissance économique. Des propositions récentes de régulateurs américains incluent une des modifications les plus significatives des normes de capital bancaire depuis la crise financière de 2008, en particulier concernant le ratio de levier complémentaire renforcé (eSLR).
Perspectives de changements réglementaires
Les plaintes des banques concernant l’eSLR se focalisent sur le fait que ce ratio les pénalise pour la détention d’actifs moins risqués, comme les obligations du Trésor. Michelle Bowman, nommée par Trump, a exprimé lors d’une intervention que la réévaluation de cette exigence ne constitue qu’un premier pas vers un examen plus large des exigences de capital.
Conférence sur le cadre du capital bancaire
Le 22 juillet, la Réserve fédérale organisera une conférence pour réunir des dirigeants et discuter du cadre de capital applicable aux banques américaines, un domaine susceptible de connaître d’autres ajustements dans les mois à venir. Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan, a déjà appelé à une réévaluation globale de ces régulations, faisant remarquer que sa banque affichait le niveau de capital le plus élevé lors de cette simulation de stress.
Anticipations de mesures de relâchement réglementaire
Un analyste bancaire de RBC, Gerard Cassidy, a déclaré qu’il était raisonnable d’attendre des mesures de relâchement réglementaire dans un futur proche. De telles mesures pourraient entraîner une rentabilité accrue pour les banques et une intensification des activités de fusion et d’acquisition.
Pratiques des banques suite aux tests de stress
Historiquement, les banques utilisent les résultats de ces tests pour évaluer le capital nécessaire sur leurs bilans afin d’absorber d’éventuels chocs, tout en déterminant le surplus disponible pour les dividendes et les rachats d’actions. Les banques ont reçu l’instruction de ne pas communiquer sur leurs projets de retour de capitaux aux actionnaires avant la semaine prochaine.
Révisions et améliorations futures des tests de résistance
La Réserve fédérale envisage également des changements concernant ces tests dans les années à venir. Elle sollicite des retours du public pour améliorer les modèles utilisés afin d’évaluer les pertes et les revenus hypothétiques des banques dans des situations de stress. Cette année, les banques ont connu une baisse moindre de leur capital par rapport aux exercices précédents, une tendance que la Réserve attribue à une volatilité réduite dans les modèles et un ralentissement moins prononcé de l’économie.
Notes sur les prévisions économiques
Les analystes soulignent que des résultats positifs lors de ces tests pourraient donner un “feu vert” aux banques pour déployer davantage de capital dans des prêts, des acquisitions, et des rachats, stimulant ainsi leur activité et la croissance économique dans son ensemble.
