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Mises à jour en direct de l’ASX : Les actions australiennes prêtes à plonger de 110 milliards de dollars alors que Wall St s’effondre face aux craintes de récession mondiale

2025-04-06 21:12:00

L’annonce des nouveaux tarifs sous l’administration Trump, censés célébrer un jour de libération économique, a rapidement plongé les marchés mondiaux dans le chaos. Après des décisions surprises, les investisseurs se sont retrouvés en proie à des craintes grandissantes qui se sont rapidement transformées en panique.

En seulement 48 heures, la chute a été brutale : les principaux indices boursiers ont enregistré une baisse de 10 % ou plus, avec Wall Street devant faire face à l’une de ses pires crises depuis mars 2020. Le S&P 500 a perdu 6 % en une seule journée, la plus forte capitulation depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Cette tendance à la baisse s’est poursuivie dans le trading après les heures normales, avec des marchés à terme pour le S&P 500 et le Nasdaq accusant à nouveau une chute d’environ 6,5 % supplémentaires.

L’ASX 200 est également touché, avec des prévisions indiquant une baisse de 4,3 % suite à une chute de 2,4 % vendredi. La capitalisation boursière actuelle de l’ASX 200, estimée à 2,48 trillions de dollars, pourrait donc entraîner une atrocité financière d’environ 110 milliards de dollars.

La déroute sur Wall Street a entraîné une perte totale des capitaux boursiers américains qui se chiffre à 9 trillions de dollars depuis l’investiture de Trump. Les perspectives économiques continuent de s’assombrir, J.P. Morgan évaluant désormais les chances d’une récession aux États-Unis à 60 % d’ici la fin de l’année, tandis que Barclays évoque une certitude et inclut également des prévisions pessimistes concernant l’Europe.

Selon Reuters, le bilan de la semaine est révélateur :

  • Le S&P 500, le Nasdaq, le Dow et le Russell 2000 affichent leur pire semaine depuis 2020. Ce constat est également valable pour le Nikkei japonais et les actions européennes.
  • Le Nasdaq a désormais chuté de plus de 20 % par rapport à son pic de décembre, le plaçant officiellement dans une trajectoire baissière.
  • Le fonds indiciel Roundhill ‘Magnificent Seven’ a perdu 10 %, marquant sa pire semaine à ce jour et enregistrant une septième perte consécutive. Il est maintenant en baisse de 30 % par rapport à son sommet de décembre.
  • Les écarts de crédit à haut rendement aux États-Unis commencent à s’élargir, dépassant les 400 points de base.
  • Le prix du pétrole a chuté de 10 %.
  • Les actions américaines du secteur des semi-conducteurs ont plongé de plus de 7%. L’indice des semi-conducteurs de Philadelphie est désormais en baisse de 40 % par rapport à son record de juillet.
  • L’indice de volatilité VIX des craintes de Wall Street a grimpé à son plus haut niveau depuis le 5 août. En excluant cette journée de troubles causée par des inquiétudes liées aux échanges de yens, le VIX a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans.
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Les actions des banques mondiales sont particulièrement exposées, en raison des craintes croissantes liées à une récession et au risque de crédit pesant sur les emprunteurs. Ces inquiétudes ont été exacerbées par l’annonce de la Chine concernant l’imposition de tarifs réciproques de 34 % sur les biens américains.

Une grande partie des capitaux liquidés sur les marchés boursiers trouve refuge dans des obligations gouvernementales américaines et allemandes. Les rendements des bons du Trésor américain ont ainsi chuté de 26 points de base en seulement deux jours.

L’attrait traditionnel du dollar américain, considéré comme un refuge dans des temps difficiles, semble s’amenuiser, avec une de ses plus fortes baisses quotidiennes en deux ans et demi, suggérant une possible érosion de sa position sur le marché mondial.

L’Australian dollar, souvent perçu comme un “actif à risque”, n’a pas profité de la faiblesse du dollar américain, enregistrant une baisse de 4,5 % pour se situer sous les 60 cents US. Cela dit, la dépréciation du dollar australien pourrait atténuer l’impact des nouveaux tarifs de 10 % sur les exportations vers les États-Unis.

“Ce que nous observons aujourd’hui indique que la structure et la nature de la relation entre le dollar américain et les marchés mondiaux ont changé”, affirme Thierry Wizman, stratège en devises et taux chez Macquarie. “Il existe une base sous-jacente à cela, qui est l’évolution du rôle des États-Unis dans le monde”, ajoute-t-il.

L’annonce par la Chine de taxes douanières sévères a entraîné un effondrement des prix du pétrole. Le Brent, référence mondiale, a chuté de 6,5 % pour atteindre 65,58 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate a enregistré une baisse de 7,4 %. L’OPEP+, de son côté, a maintenu ses projets d’augmentation de la production, accentuant la pression à la baisse sur les prix.

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