2025-05-25 23:38:00
Nouvelles mesures renforçant la responsabilité des garants personnels
L’Institut d’Insolvabilité et de Faillite en Inde (IBBI) a récemment mis en place une règle stricte imposant aux professionnels de la résolution (RPs) de signaler au tribunal national des sociétés (NCLT) chaque fois qu’un garant personnel ne soumet pas un plan de remboursement.
Une mesure visant à accroître la responsabilité
Cette nouvelle réglementation vise à renforcer la responsabilité des garants personnels, les empêchant d’échapper à leurs obligations financières. En cas d’absence de plan de remboursement, les RPs devront déposer une demande, avec l’aval des créanciers, auprès de l’autorité compétente pour signaler ce manquement et solliciter des directives appropriées.
Des experts jugent ce changement nécessaire
Des spécialistes du secteur estiment que cette réglementation, officiellement connue sous le nom de règlement 17B, pallie une lacune majeure dans le Code d’Insolvabilité et de Faillite (IBC). Selon Amit Agarwal, avocat associé chez Nangia & Co LLP, cette modification assure une continuité procédurale et réduit le risque de retards ou d’inefficacités dans le traitement des dossiers impliquant des garants personnels.
Clarification des procédures pour les garants personnels
Avant l’implémentation de cette règle, le Code IBC manquait de directives claires concernant la non-soumission d’un plan de remboursement par un garant personnel, entraînant des blocages dans le processus de résolution. Au sein de ce cadre juridique, l’insolvabilité des garants personnels, reconnue comme une catégorie particulière sous l’IBC, peut être résolue de manière autonome tout en étant synchronisée avec le processus de résolution des entreprises (CIRP).
Vers des directives contraignantes du NCLT
Avec l’adoption de cette nouvelle réglementation, le NCLT aura la possibilité de donner des directives dans un délai imparti ou de considérer le passage à des procédures de faillite. Cet ajustement législatif permet d’éviter que les cas impliquant des garants personnels ne stagnent indéfiniment et incite ces derniers à coopérer davantage, offrant ainsi aux créanciers la possibilité d’explorer des stratégies alternatives de recouvrement.
Répercussions d’une décision de la Cour suprême
Une ordonnance de la Cour suprême de 2021 a validé l’inclusion des garants personnels dans le cadre de l’IBC. Cette décision a permis aux créanciers d’initier des procédures d’insolvabilité à l’encontre des garants personnels, même si le processus de résolution concernant le débiteur principal est en cours ou déjà achevé.
Évolution du cadre réglementaire
Les règles appliquant la responsabilité des garants personnels sont entrées en vigueur suite à une notification gouvernementale de décembre 2019. En 2024, une première grande modification a été mise en œuvre, établissant la présomption qu’un plan de remboursement doit être soumis, activée par l’introduction du Règlement 17A. Ce dernier exige que les RPs présentent le plan de remboursement lors d’une réunion des créanciers pour leur évaluation.
Enjeux de la lenteur des procédures judiciaires
Des retards judiciaires et une lenteur dans l’approbation des plans de résolution entravent l’efficacité de l’IBC. Les données récentes indiquent que sur les 1 194 cas de CIRP ayant abouti à des plans de résolution d’ici mars 2025, le délai moyen d’exécution était de 597 jours, soit bien au-delà de la limite de 270 jours prévue par le code.
