2025-06-17 06:22:00
Journaliste économique
Confirmation d’un accord commercial entre le Royaume-Uni et les États-Unis
Le président Donald Trump a récemment signé un arrêté exécutif visant à alléger les droits de douane sur les voitures britanniques importées aux États-Unis. Cette décision met en œuvre des éléments d’un accord commercial passé entre les deux nations le mois précédent.
Les enjeux de l’accord au G7
Lors du sommet du G7 au Canada, le Premier ministre britannique, Sir Keir Starmer, a qualifié cette étape de “journée très importante” pour les relations bilatérales. Ce développement fait suite à plusieurs semaines de négociations visant à atténuer l’impact des droits de douane imposés par l’administration Trump, dont le gouvernement britannique espère qu’ils protégeront les entreprises britanniques.
Les détails des droits de douane
L’accord, mis en avant pour la première fois par la Maison Blanche depuis l’imposition de droits de douane sur une large gamme de produits plus tôt cette année, inclut un prélèvement de 10 % sur la plupart des marchandises britanniques, y compris les voitures. Les discussions n’ont cependant pas abouti à la suppression des droits sur les importations d’acier, un point critique pour le Royaume-Uni.
Détails pratiques de l’exécutif signé
L’arrêté permet l’entrée de jusqu’à 100 000 automobiles britanniques sur le territoire américain avec une taxe de 10 %, remplaçant les 25 % précédemment en vigueur. Concernant l’acier, Trump a déclaré qu’un système similaire sera mis en place, mais a évité de fournir des précisions sur l’éventuelle cessation des droits de douane.
Réactions du secteur automobile britannique
Le gouvernement britannique a exprimé son intention de travailler vers une réduction à 0 % des droits de douane sur les principaux produits en acier. Mike Hawes, directeur général de la Society of Motor Manufacturers and Traders, a salué l’accord comme une grande avancée pour le secteur, notant que la ratification avait été précédée d’une baisse des exportations de voitures britanniques vers les États-Unis.
Conséquences pour les importations et la production
Le marché automobile britannique a déjà souffert d’une baisse des exports vers les États-Unis, alors que les entreprises attendaient l’issue des négociations. JLR, constructeur automobile britannique appartenant à Tata Motors, a revu à la baisse ses prévisions de bénéfices après avoir suspendu ses expéditions aux États-Unis en raison des taxes.
Les nuances d’un accord limité
Bien que la signature ait été présentée comme un succès majeur, cet accord reste limité par rapport à un éventuel accord de libre-échange. Trump a affirmé que Sir Keir avait accompli ce que d’autres n’avaient pas pu réaliser en six ans de discussions. Cependant, le contexte reste éloigné d’une véritable libéralisation commerciale en raison des contraintes législatives au sein du Congrès américain.
Critiques et réserves
Des voix critiques se sont élevées au Royaume-Uni, certains opposants qualifiant cet accord de “minuscule” par rapport aux attentes initiales. La leader des conservateurs, Kemi Badenoch, a exprimé ses réserves, soulignant la modestie des engagements pris dans le cadre de cet accord, malgré les déclarations ambitieuses de la Maison Blanche.
Les prochaines étapes
L’accord sur les droits de douane entrera en vigueur sept jours après sa publication officielle. Le gouvernement britannique a promis de fournir des mises à jour sur d’autres aspects de l’accord, notamment en matière de quotas pour certains produits agricoles et d’importations de bétail, tout en garantissant que les normes alimentaires ne seraient pas compromises.
