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Le ministère finlandais des Finances a mal compris ma recherche, déclare un chercheur fiscal allemand | Yle News

2025-05-11 10:46:00

Critiques des Évaluations Économiques des Réductions Fiscales

Des documents d’analyse concernant les réductions fiscales majeures envisagées par le gouvernement finlandais mettent en évidence des incohérences dans les calculs présentés par le ministère des Finances.

Une Évaluation Contestée des Coupes Fiscales

Le ministère affirme que ces réductions seront en grande partie compensées par une augmentation de l’activité économique. Pourtant, une analyse plus approfondie révèle que cette évaluation manque de fondements solides.

Plan de Réduction de l’Impôt sur les Sociétés

Le gouvernement prévoit de faire passer le taux d’imposition des sociétés de 20 % à 18 %. Selon le ministère des Finances, cette baisse serait auto-financée à 60 %, grâce à des hausses anticipées des investissements et de la croissance économique. Cependant, des experts soulignent que les recherches universitaires ayant servi de base à cette estimation semblent avoir été mal interprétées.

Les Erreurs d’Interprétation de la Recherche

Le professeur allemand en économie, Sebastian Gechert, dont l’étude meta sur plus de 40 cas de réductions d’impôts pour les sociétés est à l’origine des calculs du ministère, a exprimé sa surprise face à l’utilisation inappropriée de ses résultats. Il a souligné qu’en général, les réductions d’impôts génèrent des effets d’auto-financement se chiffrant entre 10 et 20 % au fil du temps, plutôt que les 60 % mentionnés dans le rapport.

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Clarification de la Méthodologie

Le chiffre des 60 % est en fait fondé sur la croissance du PIB, et non sur les effets directs sur les recettes fiscales. Selon Gechert, une fois les calculs réajustés, ce taux d’auto-financement devrait plutôt descendre à 25 %.

Réactions du Ministère des Finances

Le responsable de la politique économique au ministère, Lauri Kajanoja, a admis qu’il n’y a pas de calcul appuyant l’estimation officielle. Le ministère a en fait choisi un chiffre haut de gamme dans la littérature académique, en se fondant sur l’idée que d’autres réformes favorables à la croissance, telles que l’assouplissement des réglementations commerciales, amplifieraient l’effet des réductions fiscales.

Doutes sur la Crédibilité des Modèles Économiques

Cette situation soulève des questions quant à la crédibilité des modélisations économiques du gouvernement. Les critiques notent que le chiffre de 60 % n’est appuyé par aucune analyse solide. Le seul exemple documenté fait état d’un effet d’auto-financement inférieur à la moitié de ce chiffre.

Implications Économiques des Réductions Fiscales

Les projections gouvernementales vont au-delà des deux milliards d’euros de réduction fiscale, avec un plan de seulement un milliard d’euros en hausses d’impôts et coupes budgétaires compensatoires. Les responsables affirment que le reste sera financé par des « effets dynamiques », se basant sur l’idée que la croissance générera des recettes fiscales supplémentaires.

Réserves des Économistes sur les Effets Dynamiques

Nombreux sont les économistes qui expriment des doutes quant à la capacité de ces réductions fiscales à générer autant de nouvelles recettes que prévu. L’incertitude concernant la matérialisation de ces effets dynamiques est cruciale pour la stabilisation de la trajectoire d’endettement de la Finlande.

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