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Samourai Wallet affirme que les autorités ont dissimulé des conseils indiquant que le mélangeur de crypto-monnaies était en règle.

2025-05-06 01:20:00

Accusations de dissimulation contre les procureurs fédéraux

Des avocats représentant Samourai Wallet avancent des allégations graves selon lesquelles les procureurs fédéraux auraient caché des conseils cruciaux qui aurait exonéré la société de la nécessité d’obtenir une licence avant de porter des accusations contre ses dirigeants. Ces allégations émergent alors que la bataille juridique autour des charges criminelles pesant sur les fondateurs se intensifie.

Révélations dans la lettre adressée au tribunal

Dans une communication datée du 5 mai, les avocats de Keonne Rodriguez et William Hill, co-fondateurs de Samourai, ont exposé un mémo exprimant que des représentants de la Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN) avaient informé les procureurs, six mois avant les accusations, que l’application Samourai Wallet ne serait pas classée comme un « Money Services Business » nécessitant une licence. Cette information soulève des questions sur la légitimité des charges portées contre les dirigeants de la société.

Une charge inattendue

Les procureurs ont formellement accusé Rodriguez et Hill en février 2024, les signalant pour avoir prétendument fonctionné comme une entreprise de transfert d’argent non autorisée. Les deux hommes ont été arrêtés en avril suivant. L’élément le plus troublant pour les avocats est que les procureurs auraient eu connaissance, depuis longtemps, d’une interprétation potentiellement exculpatoire des lois en vigueur.

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Discharge tardive d’informations critiques

Les avocats de Samourai affirment que les procureurs avaient l’obligation de partager ces discussions avec FinCEN dans un délai de deux semaines après l’annonce des charges. Au lieu de cela, cette information a été retenue pendant plus d’un an et n’a été révélée que le 1er avril 2025, ce qui soulève des préoccupations sérieuses quant à la transparence des procédures judiciaires.

Constats issus de l’email interne des procureurs

Un email d’un procureur a résumé les conversations qu’il a eues avec des représentants de FinCEN, notant que le fait que Samourai ne prend pas « en charge » la crypto-monnaie pouvait indiquer qu’elle n’agissait pas comme une entreprise de services monétaires. Cet échange met en lumière des ambiguïtés dans la réglementation que les procureurs devront surmonter pour étayer leurs accusations.

Demande d’audience pour clarification

Samourai a demandé une audience afin de clarifier les circonstances entourant cette tardive divulgation d’informations. Les avocats souhaitent explorer les raisons pour lesquelles ces éléments n’ont pas été communiqués plus tôt, remettant en question l’intégrité de l’ensemble de la procédure.

Perspective sur la défense juridique

Les avocats de Rodriguez et Hill envisagent de demander une nouvelle fois l’abandon des charges, arguant qu’ils agissaient en conformité avec la loi selon les directives de FinCEN. Ils soulignent que, si Samourai n’est effectivement pas considéré comme un transmetteur d’argent, les accusations, basées sur cette qualification, doivent être reconsidérées.

Justice et politiques en matière de crypto-monnaies

Récemment, des mouvements au sein du Département de la Justice ont déclaré qu’il ne pénaliserait plus les intermédiaires de crypto-monnaies pour des violations involontaires. Ce changement de politique pourrait avoir un impact significatif sur le devenir de l’affaire Samourai. Les avocats de la défense s’appuient sur cette position pour soutenir leur argumentation, estimant que l’avance sur les poursuites pourrait être injustifiée.

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Stratégie d’engagement face à l’accusation

Au fur et à mesure que la situation évolue, les avocats de Samourai semblent déterminés à exploiter toutes les failles dans le dossier présenté par les procureurs. Ils insistent sur le fait que les actions de leurs clients étaient légitimes, compte tenu des directives reçues des organismes de réglementation américains, et qu’une intrusion dans leur droit à un procès juste doit être évitée à tout prix.